CMS honore trois entreprises russes et biélorusse
CMS a décerné le 7 mars les derniers Trophées d'or dans le cadre de son prix annuel des meilleurs fournisseurs (voir Bulletin n°10/2003). Trois entreprises russes et biélorusse ont été honorées à l'occasion de la visite de personnalités des deux pays.
Le CERN recevait en effet le Chef du Département de recherche fondamentale du Ministère russe de l'Industrie et des Sciences, Anatoly Sherbak, l'ambassadeur de Biélorussie auprès de l'office des Nations Unies, Sergei Aleinik, l'adjoint du Représen-tant permanent russe auprès de l'office des Nations Unies, Andrei Pirogov, et le Vice Directeur de l'orga-nisation internationale JINR de Doubna (Institut unifié de recherche nucléaire), Alexei Sissakian.

C'est donc en présence de ces hôtes de marque que les directeurs des entreprises russes ENTEK et Myasishchev Design Bureau, et de la société biélorusse MZOR ont reçu leur prix. L'ensemble du travail a été coordonné au sein de CMS par RDMS (Association des Etats membres de Doubna et des instituts russes). Alors que CMS aborde la phase active d'assemblage et d'installation de ses sous-détecteurs, le management de la collaboration a voulu souligner les réalisations remar-quables des industries russes et biélorusses.
MZOR et ENTEK ont conçu, produit et assemblé les pièces mécaniques pour les bouchons du calorimètre hadronique de CMS. L'entreprise de machine-outil MZOR a ainsi fabriqué avec une très grande précision les plaques d'absorbeur et les interfaces, pesant au total 600 tonnes. L'entreprise a également produit des outils spéciaux pour les assembler. ENTEK a fabriqué des éléments pour ce calorimètre et pris la responsabilité de l'assemblage final au CERN.
La compagnie Myasishchev a produit les structures en fibres de carbone dans lesquelles seront insérés les fragiles cristaux de tungstate de plomb des bouchons du calorimètre électromagnétique. Ces structures légères doivent supporter un poids de 22,9 tonnes dans chaque bouchon ! Toute la difficulté était de produire une structure modulaire, avec de très fines parois, pour ne pas dégrader les performances du calorimètre, tout en étant stable et résistante. Non seulement l'entreprise y est parvenu, mais avec des performances supérieures à celles attendues. A titre d'exemple, la majorité des alvéoles ont des parois ne mesurant que 0,3 et 0,4 millimètres d'épaisseur et supportent 25 cristaux, soit un poids total de 39 kilos !
