Un jubilé en images. La théorie à l'épreuve

La théorie apporte les bases de la physique, mais ce sont les expériences qui en assurent, pas à pas, la construction. Ainsi, le projet de Grand collisionneur électrons-positons (LEP) et ses quatre expériences (ALEPH, DELPHI, L3 et OPAL) furent conçus pour mettre à l'épreuve le modèle standard de la physique des particules.


Vue générale du spectromètre à muons dans le détecteur L3 avec les portes de l'aimant ouvertes. L'aimant du détecteur L3 sera une partie de l'expérience ALICE du LHC

Avec plus de 17 millions de désintégrations de bosons Z observées durant les cinq premières années, et 40 000 paires de bosons W recueillies par la suite, le LEP permit aux physiciens de tester le modèle standard à un niveau de précision encore jamais atteint. Grâce au LEP, il fut également possible de déterminer le nombre de familles de particules de matière (qui sont au nombre de trois), et de prédire la masse du quark t, qui allait être découverte par la suite aux Etats-Unis.
Les données recueillies au LEP révélèrent parfois de petites anomalies, mais la plupart d'entre elles disparaissaient après un examen plus approfondi. D?une manière générale, le LEP confirma que la physique des particules s?ordonnait bien selon le cadre prédit par le modèle standard.
Le LEP fournit probablement le plus troublant de ses résultats au terme de ses onze ans de service : des signes de ce qui semblait pouvoir être un boson de Higgs, la particule supposée responsable de l?existence de la masse. Toutefois, comme les données ne permirent pas de confirmer cette observation, les physiciens ne purent s'avancer au-delà du "peut-être".
L?exploitation du LEP s?est terminée en 2000 pour laisser place au LHC, qui continuera à tester le modèle standard. Le LEP a cependant apporté une somme de connaissances qui s?avéreront fructueuses pour de nombreuses années encore, même lorsqu?un nouveau modèle standard aura supplanté l?actuel.


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