Le coin de l'Ombuds : être heureux au travail - ça compte !

On peut appeler cela la « motivation », ou encore la « reconnaissance », ou bien la « réussite ». Pour chacun d’entre nous, être heureux au travail est un élément important de notre bonheur en général. Dans quelle mesure ce bonheur est-il entre nos mains, et dans quelle mesure dépend-il de la façon dont fonctionne l’Organisation ?

 

Il y a quelque temps, une personne qui venait d’entrer dans mon bureau s’est étonnée de voir certains titres sur mon étagère : « Tiens ! Deux livres sur le bonheur au travail ? Mais pourquoi ? À quoi ça sert ? » Bonne question. Est-il pertinent de se demander si on est heureux dans le contexte du travail ?

Des études récentes à ce sujet semblent montrer qu’être heureux au travail a un impact direct sur la motivation, et en fin de compte sur la performance globale et la productivité. Les organisations qui en sont conscientes comprennent également la nécessité de se préoccuper du bien-être du personnel et de prendre en compte de la même façon les intérêts de chaque membre du personnel que l’intérêt collectif de l’ensemble.

Être heureux au travail dépend beaucoup de l’état d’esprit dans lequel on arrive chaque matin. Une personne qui sent qu’elle trouve sa place dans une équipe, qu’elle apporte une contribution qui a du sens, et qu’elle travaille au plein développement de son potentiel va généralement se sentir heureuse au travail. Inversement, si elle ne trouve pas son travail intéressant, si elle ne peut pas compter sur l'appui et la convivialité d'un réseau de collègues par qui elle se sent acceptée, il est très probable qu'elle ressentira une certaine insatisfaction.

Si cette insatisfaction se prolonge dans le temps, elle peut avoir des conséquences graves pour la personne et pour l'environnement de travail. C’est pourquoi il est important de savoir, en tant que membres du personnel, que nous pouvons toujours nous tourner vers l'Organisation pour demander de l'aide. En effet, le CERN a établi plusieurs structures de soutien permettant de veiller au bien-être de son personnel. Selon la situation, on peut se tourner vers sa hiérarchie, ou se tourner vers d’autres personnes pour essayer de surmonter les difficultés de façon informelle, ou, si nécessaire, de façon plus formelle.

Toutefois, quels que soient les moyens mis en œuvre par l’Organisation pour nous aider à surmonter nos difficultés, chacun reste le principal acteur de sa vie au CERN. C'est en prenant la situation en main et en s'efforçant activement de trouver des solutions que nous pouvons avoir une influence sur le résultat.

En pratique, cela veut dire qu'on doit accepter de se responsabiliser sur ce qu'on vit au travail, s'interroger sur ses propres réactions devant certaines situations et comprendre que, parfois, en changeant sa façon de réagir, on peut avoir une influence positive sur son environnement. Se responsabiliser ne signifie pas nécessairement gérer sans aide les situations difficiles ; parfois, l'approche la plus responsable est de reconnaître qu'il y a des moments, dans notre vie au travail, où nous avons besoin d'un appui.

Être heureux au travail, c’est vraiment important, car cela affecte non seulement ce que nous faisons, mais, plus généralement, ce que nous sommes ; bien sûr, cela peut aussi avoir un impact important sur les autres personnes autour de nous. Nous avons notre rôle à jouer dans la création d’un environnement de travail positif. Alors n’hésitez pas à prendre en main votre capacité d’être heureux au travail. N’hésitez pas non plus à venir jeter un coup d’œil à mes livres, ou, mieux encore, à les commander via la bibliothèque, si cela vous intéresse !

« Le bonheur n'est pas quelque chose de prêt à l'emploi.
Il vient de nos propres actions.
»

Le Dalaï-Lama

 

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N.B. : vous pouvez retrouver tous les « Coins de l’Ombuds » sur le blog de l’Ombuds.

par Sudeshna Datta-Cockerill